Keywords:
Speed, stress, fatigue and beyond

Resume:
The interaction between the city and the central nervous system.
Photographies and videos shot in Mexico City between 1998 and 2001.

Zona del silencio, Solo-show (multichannel video sound and photography installation)
Matrix Art Project, Brussels 2005
Invited guests: Skyrider, Jota Castro, Dialogist Kantor and Xavier Massaut
Live music performance by Sonic Attack (Aender Wagner & Dan Gehlen)
Curator: Bili Bidjocka

Zona del silencio, installation views, Matrix Art Project, Brussels 2005

Gast Bouschet aborde dans son travail des sujets actuels comme la violence policière ou urbaine. L'auteur présente ainsi une série de "video stills" à partir d'une vidéo qu'il a réalisé à Mexico City. La photographie interroge ici la réalité des images mais aussi la vidéo comme langage de communication universelle. Ce travail nettement politique tranche sur les oeuvres intimistes de la majorité des autres Luxembourgeois [...]

(Paul di Felice, la photographie luxembourgeoise - entre renouveau et continuité. 2001)

Zona del silencio, 2001
Music: Armageddon by Skyrider.
Written by Jim Wurster.
Recorded, arranged and produced by Bud Berning.
Acoustic guitar and vocals by Jim Wurster
Cello, electric guitar by Ryan Fritch
12 string acoustic guitar and electronics by Bud Berning

This video was part of the Japanese release of Skyrider’s “47:34”

Please TURN UP THE VOLUME for the music when watching

CD Review:

While a few will be familiar with Skyrider via the productions he contributed to Bleubird's album, the music on 47:34 will surprise even them. The man claims this record to be a document of the coma in which he spent ten days (Ed. Note: in Mexico City). And while this is a subject that has been touched on before most notoriously by The Mars Volta on their debut L, the experience has never been described so believably.

The songs on this record are loose and downbeat, but their sound is impossible to classify with a one-word genre definition. They're awry pieces of post-hiphop production, minimal but still held together by subtle melodies from samples and a plethora of live instruments. They veer between folksy, psychedelic and orchestral, often occupying all three positions at once. The tracks flow in and out of one another in an incredibly hallucinogenic way and it's chilling. The only real parallel to what has been done here can be drawn with Pilot Balloon's album. Both possess a deceptive minimalism, but hide countless layers of complexity and arrhythmic detail that make their tracks incredibly involving.

(Dot-Alt)

Zona del silencio, installation views, Matrix Art Project, Brussels 2005

Skyrider 47:34

These are sounds from the coma. Forcément, avec un tel programme, le 47:34 de SkyRider n’allait pas être enjoué. Mais ceux qui ont la chance de découvrir l’excellent "Masters of Deception" sorti cette année en 45 tours se douteront que c’est l’ensemble des travaux du Floridien qui vaut le détour.

Bud Berning n’a pas toujours eu de la chance. Un jour, celui dont le nom d’artiste est SkyRider s’est réveillé dans un hôpital mexicain, le corps brisé et maintenu artificiellement en vie par toute une machinerie. Il venait de sortir d’un long coma. Cette expérience, le Floridien a voulu la mettre en musique sur 47:34, un disque sorti discrètement en 2004 sur Endemik Music, le label canadien qui a publié le premier disque de Bleubird et le Synesthesia de Buck 65. Alors, forcément, vu le concept de base, cela n’est pas bien drôle. Cet album instrumental est du genre dépressif et frugal. Comateux, quoi. Il est construit comme un rêve éveillé, comme une longue dérive aux contours indécis, où quelquefois se distingue une accroche, un passage aussi somptueux que fugace, comme les belles cordes de "Into the Light", le dub de "Dub Dem Crazy" ou les superbes chœurs de "Hello Loneliness".
Cet assemblage de beats et de samples mâtiné de "vrais" instruments joués par des amis du rescapé (banjo, guitare, violon, clavier, basse, plus quelques voix fantomatiques) a beaucoup en commun avec celle du label cousin Bully Records. Il s’agit du même hip hop affranchi, ce hip hop dépouillé de tout rap et de toute pose, cette musique indéfinie et floue qui se mérite et qui s’écoute souvent bien plus longtemps qu’envisagé à la première approche. Les preuves du savoir-faire de SkyRider ne crèvent pas les yeux, la lassitude peine à se dissiper, mais avec le temps, des passages comme le petit tintement tout aussi charmant qu’inquiétant de "Good Morning" ou les violons de "Requiem" deviennent assez addictif.

Et puis il y a un titre largement plus évident que les autres, le seul chanté sur cet album. A l’origine, "Masters of Deception" était une chanson du groupe pop / rock Black Janet écrite à la fin des années 80 pour dénoncer le désastre de la présidence de Reagan. En l’écoutant, SkyRider s’est dit que les paroles restaient parfaitement valides aujourd’hui. Pour remettre les sons au goût du jour, il a invité le chanteur d’origine, Jim Wurster, à reprendre ce morceau sur de nouveaux sons conçus par lui et par quelques musiciens. Et c’est une réussite. Plus éloquente que n’importe quel titre récent anti-Bush, on jurerait que cette diatribe entonnée d’un ton désabusé sur une steel guitar a été écrite hier. SkyRider et son label l’ont d'ailleurs extirpée cette année de cet album où elle n’avait pas vraiment sa place pour la sortir en 45 tours accompagnée d’un remix par Odd Nosdam. En toute logique, tous ceux qui auront découvert SkyRider par ce titre s’intéresseront à 47:34 et accorderont à cet album déjà ancien toute l’attention et la patience qu’il mérite.

(Fake for Real)

Zone del silencio, Filter 7

[...] Nous avons rencontré Gast Bouschet à l'occasion de son séjour à Luxembourg; il nous a beaucoup parlé de Johannesburg car ce lieu était pour lui l'occasion de mener une réflexion sur une morphologie urbaine très particulière et d'élaborer son propre langage d'images. Exposé dans des galeries du monde entier, il a été un des premiers invités dans la mégapole sud africaine à l'occasion du programme international de résidence d'artiste AREA, organisé par l'association "Camouflage". Cette association culturelle internationale, dont un des fondateurs, Fernando Alvim, est angolais, s'occupe de promouvoir des projets culturels d'échange entre l'Europe et l'Afrique et publie aussi la revue "Co@rt News".

Le paysage urbain de cette ville est donc le sujet du dernier travail de Gast Bouschet, présenté pour la première fois dans le Centre d'Art Contemporain (CCASA) de Johannesburg et cet automne au Luxembourg. A l'aide d'une projection audiovisuelle, ces images nous montrent une approche personnelle des dynamiques actuelles qui caractérisent le tissu urbain post-Apartheid. Les diapositives défilent rapidement, accompagnés de bruits de la rue, de sons produits à l'ordinateur, et de commentaires transmis par radio. Son auteur explique: "Plus de narration, c'est le public qui est invité à superposer les photographies de façon mentale."

Ce sont les zones frontalières qui le fascinent le plus, car il s'agit de lieux qui ont particulièrement marqué la morphologie de la ville à plusieurs niveaux. La spécificité de Johannesburg lui offre la possibilité de travailler sur un ensemble de signes et de codes qui changent d'une frontière à l'autre et d'une rue à l'autre, "afin de développer son approche personnelle au monde, peut-être en cherchant de l'harmonie à l'intérieur de la tension d'une frontière ouverte."

L'environnement urbain d'une autre métropole: Mexico City, aussi dense, mais très différent de celui de Johannesburg, est le sujet d'une nouvelle création: "zona del silencio". "C'est un projet autour d'un film que j'ai réalisé en 2001 au Mexique, il se divise en dix parties utilisant le son, la photographie et la vidéo. Le travail se concentre sur l'attente et l'accélération, la répétition et le temps immobile. Il suggère l'interaction entre la mégapole et le système nerveux."

(Sandra Maria Petrillo, woxx | 2001-10-12 | Nr 610)

Zona de silencio and This space between us in Open House, Casino Luxembourg, 2002

Twelve curators were each asked to carry out at the same time but separately a project in the available spaces. Thirteen artists have thus been chosen. Their works are shown alongside each other without any obvious links, but on the contrary, with a maximum of differences between them.

with : Andy Alexander, Christine Biehler, Gast Bouschet, Pavlína Fichta Cierna, Tina Gillen, Katharina Jahnke, Louise Lawler, Niamh O'Malley, Joanna Rajkowska, Tere Recarens & Emilio López-Menchero, Enzo Umbaca, Sislej Xhafa

chosen by : Fernando Alvim, Adam Budak, Laure Faber, Eva González-Sancho, Bettina Heldenstein, Mária Hlavajová, Viera Janceková, Evelyne Jouanno, Heike Munder, Roberto Pinto, Noëllie Roussel, Christine Walentiny

The idea was to not emphasise a federating theme, nor a unitary approach which would endow the very distinctive artistic approaches with a single common denominator, but to create conditions allowing the broadening of the creative scope and that of the works interpretation.

On the one hand, by its very existence, Open House queries the curators role as intermediaries between the artists and the institutions, as well as the modalities of the artist/curator partnership (in the practical, theoretical, economic meanings, in the power relation etc.).
On the other hand, Open House is also an attempt to test the group exhibition as a genre and addresses such questions as : Does the exhibitions theme always pre-dominate the understanding of the works? Is this reading of the works the only point for a thematic exhibition? If the exhibitions theme is essential for group shows, then who is it for: the artist, the curator, the public? Or else: Can one work without any imposed discourse, without hierarchy, just letting its own dynamics develop, relying on the open-ended character of the invitation?

THIS SPACE BETWEEN US VERSUS ZONA DEL SILENCIO - 2002
CD publication for Open House, Casino Luxembourg - Forum d'Art Contemporain and
European Satellite of the Centre of Contemporary Art of Southern, West and East Africa

Un CD sonore, réalisé en collaboration avec le Centre National de l'Audiovisuel est paru dans le catalogue de l'exposition "Open house" du Casino, Luxembourg. Il confronte "this space between us" à "zona del silencio", un autre projet de Gast Bouschet et Nadine Hilbert réalisé en 2001 au Mexique.

Catalogue Open House, édition Casino Luxembourg, juin 2002
160 p. (classeur avec fiches)